Conférences d'associations

Association canadienne de littérature comparée

Association N° 38
Association canadienne de littérature comparée (ACLC)
Dates de conférence : 
Dimanche 2 juin 2019 - Mardi 4 juin 2019
Pour participer à cette conférence, veuillez vous inscrire au Congrès et ajouter ACLC N°38 dans la section 3 du formulaire d’inscription.
L’inscription est requise pour tous les congressistes, y compris les conférenciers, présentateurs, organisateurs et ceux/celles qui président ou participent à une séance.
Dans le cadre du Congrès des sciences humaines du Canada qui se tiendra du 2 au 5 juin 2019 à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) à Vancouver, l’Association Canadienne de Littérature Comparée (ACLC) invite les chercheuses et chercheurs à célébrer le 50ème anniversaire de l’association en formant des cercles de conversation autour des enjeux entourant le futur de la littérature comparée. Dans son article « In the Wake of Cultural Studies: Globalization, Theory, and the University » (2001), Tilottama Rajan expose une généalogie de la pensée encyclopédique et fait remarquer que la racine du mot « encyclopédie », enkyklios paideia, signifie « cercle éducatif ». Rajan retrace ensuite le mouvement de l’impulsion encyclopédique au sein des systèmes philosophiques et littéraires romantiques et jusqu’aux conditions actuelles de production du savoir, dominées selon elle par le culturalisme. Dans quelle mesure la formation en littérature comparée devrait-elle composer avec les cercles multiples et entrecroisés de production du savoir? Les conditions actuelles du système universitaire inspirent indubitablement un renouvellement de notre manière de penser la totalisation, la gouvernementalité, la rationalité et la logique systémique, particulièrement si l’on considère les médiations qui définissent, voire dominent, le moment culturel qui est le nôtre, médiations qui vont de la circulation de la culture (visuelle) en réseau aux infrastructures qui gouvernent les modes de circulation de l’information, en passant par la densification de nos écologies médiatiques. Le cercle est aussi un important indicateur de pouvoir qui signale des frontières, établit des distinctions entre le centre et les périphéries, marque des exclusions et des inégalités. Dans la lignée d’une certaine tradition de théorie politique sur la souveraineté, Giorgio Agamben (1995) soutient que le concept même de souveraineté implique l’assertion d’un statut d’exception par rapport à la règle, statut qui correspond au pouvoir de façonner les cercles. Ceci étant, de quelle façon le cercle peut-il être mobilisé autrement, c’est-à-dire comme outil rhétorique qui défie son association avec le pouvoir d’exception et les frontières dont son existence même dépendent? La dimension esthétique du cercle doit aussi être prise en considération. Nos cercles culturels sont des sphères en devenir. En se déployant dans l’espace et en développant des formations